mardi 13 février 2007

Sois-ton propre boss ! feat. Jay-Z

Un chiffre intéressant dans les pages "emploi" du Libération de Lundi : plus d'un tiers des créateurs d'entreprises en France sont des demandeurs d'emploi. Traduction : une nouvelle entreprise sur trois a été crée par un chômeur. Un mec dans la dèche, quoi.
Une citation pertinente ouvre d'ailleurs cet article : "chômeurs, créez votre entreprise !" (1978, Raymond Barre, premier ministre).

Ce qui me fait penser à Jay-Z. Pourquoi ? Parce que dans le ghetto, créer son business dans le rap, c'est le moyen ex-aequo avec le sport et les gangs pour se faire de la thune.

Et a ce jeux-là, Shawn Carter aka. Jay-Z les a tous niqués.

Petit mec de Brooklyn parmi d'autres, Jay-Z/Hova/Jigga a commencé dans le rap par fonder son propre label, Roc-A-Fella, puis la marque de fringues qui allait avec, Rocawear. Puis, de business en business, il a racheté le label historique Def Jam, et enfin l'équipe de basketball des New Jersey Nets, pour laquelle il est en train de construite un multiplexe... à Brooklyn.
Aujourd'hui, son compte en banque est estimé à 320 millions de dollars, et sa petite copine s'appelle Beyoncé.

Allez, pour trouver un peu d'inspiration, je vous propose d'écouter "Lost One", extrait du dernier album de l'empereur de Brooklyn, "Kingdom Come" cliquez ici

samedi 10 février 2007

Triksta : plongée dans le rap de la Nouvelle-Orléans

Le bounce. Inconnu en France, c'est le nom du rap en provenance de la Nouvelle-Orléans. Caractéristique : un beat décalé, le « Triggerman », mélange entre le rythme chaloupé des brass-bands et celui du hip-hop. Thème de prédilection : le sexe. Proche, dans l'esprit, du Dirty South, le représentant le plus célèbre du bounce est Juvenile.
Mais à N.O, sa légende s'appelle Soulja Slim.

A soixante ans passés, Nik Cohn (inventeur de la critique rock) a décidé d'explorer l'univers du rap de la Nouvelle-Orléans, une ville qui l'obsède depuis toujours. Le résultat, "Triksta", vient d'être traduit en France.
Ghettos d'avant-Katrina, obsession des niggaz pour l'argent et cynisme des majors qui vendent à prix d'or le « Niggaworld » à une jeunesse blanche à l'abri des balles, Nik Cohn nous raconte aussi la vie des héros maudits du bounce, tel Soulja Slim, abattu devant chez lui à 26 ans.

Je vous propose d'écouter « Soulja 4 Life », titre légendaire de Soulja Slim enregistré alors qu'il avait 14 ans. Cliquez ici

A lire : Nik Cohn, Triksta (éd. De l'Olivier)